Changer de régime alimentaire…


La prise de conscience…

Lorsque j’ai quitté le cocon familial pour aller vers mon premier studio d’étudiante, j’ai été confrontée à un certain nombre de choix. Et l’un des premiers d’entre eux a été celui des produits au supermarché. Dans un premier temps, j’ai reproduit un certain nombre de modèles familiaux. J’ai aussi commencé à regarder seule la télévision et donc à choisir mes programmes. J’aime bien regarder l’émission Thema sur Arte, et j’ai eu l’occasion de visionner plusieurs documentaires sur les conséquences de la consommation de viande sur les plans écologiques et sociaux, mais également sur la santé* (*dans le cas d’une grosse consommation de viande). Je compléterai cet article à l’occasion en vous mettant différents liens pour vous informer si cela vous intéresse. Pour en savoir un peu plus, je me suis aussi plongée dans quelques lectures, qui n’ont fait que confirmer et compléter ce que j’avais pu voir dans les différents documentaires.

Réflexions…

Alors que faire ? Plusieurs options s’offraient à moi.

  1. D’abord, la plus « raisonnable » au sens commun : réduire ma consommation de viande, supprimer les viandes rouges, choisir des viandes de la ferme, élevées dans des conditions dignes et nourries sans ensilage et/ou OGM.
  2. Supprimer la viande de mon alimentation mais conserver le poisson.
  3. Devenir végétarienne, c’est-à-dire ne plus consommer ni viandes ni poissons.
  4. Devenir végétalienne, voire végane : supprimer tout produit d’origine animale dans ma vie, que ce soit pour mon alimentation ou tout autre aspect de ma vie.

Action.

Me voilà donc devant cinq options. En fait, les choses se sont fait assez naturellement et rapidement. J’ai pratiqué l’étape 1, puis l’étape 2, et je me suis arrêtée à l’étape 3. Convaincue que la viande ne m’était pas indispensable pour vivre, je me suis fait une joie de m’en passer. J’ai lu attentivement les conseils de l’association végétarienne de France, et notamment le guide du végétarien débutant, et procédé en douceur à une transition alimentaire. Le poisson n’ayant pas de meilleurs arguments que la viande (si ce n’est pour la santé), j’ai également pris la décision de m’en passer.

Bilan.

Changer de régime alimentaire nécessite de revoir son mode de consommation de manière générale. Cela est exigeant mais m’a aussi permis de me rendre compte de mon rôle en tant que consommatrice et l’impact que j’avais en allant dépenser mon argent au supermarché par exemple. Cela fera l’objet d’un article ultérieur. Je suis végétarienne depuis 2012, ni la viande ni le poisson ne me manquent. Mon choix est parfois difficile à comprendre pour les personnes que je côtoie mais j’ai un argumentaire bien travaillé. Au bout de quelques années, j’ai été carencé en B12, ne prenant pas suffisamment de compléments. La situation est vite rentrée dans l’ordre, et pour les carnivores qui me répondraient que renoncer à la viande pour ingérer des pilules est stupide, je répondrai que la B12 est injectée artificiellement dans la viande de consommation… à bon entendeur.